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d'une oeuvre d'Hervé TÉLÉMAQUE

«Belle comme une brouette portée par un âne. Suite à Jean Hans Arp»

Lithographie originale 2003, 56x72 cm. - 6 couleurs
75 épreuves numérotées et signées.

En vente à la librairie du MAMCS
Prix de l'exemplaire pour les membres de l'Amamcs : 300,- €
Prix de l'exemplaire pour les non-membres : 350,- €


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Hervé TÉLÉMAQUE

Peintre français d’origine haïtienne, Hervé Télémaque s’installe à Paris en 1961 après des études à l’Art Students’League de New-York (1957-1960).
Influencé par Gorky et De Kooning, il participe de l’intérieur, à l’invention du Pop Art dans des peintures encore très informelles, gorgées de couleurs jubilatoires et de signes ou signaux non décryptés.
Son intérêt pour le surréalisme, l’attirance pour son propre univers souterrain où l’image règne sans partage, devaient lui rendre nécessaire le retour et le recours à la représentation.
Ainsi, dès 1962-1963, Hervé Télémaque opte résolument pour l’image figurative et exploite les ressources du collage tout en continuant d’expérimenter les matériaux et techniques de la peinture.
A partir des années 80, l’image se complexifie et les formes évoluent vers la non-figuration géométrique. Ces géométries, se superposant à des objets parfaitement lisibles, brouillent le tableau pour en faire un rébus.
Ses œuvres sont constituées d’images isolées, sans liens apparents entre elles, dont le décryptage global ne concerne que lui et, parfaitement autobiographiques, représentent des détails de son quotidien ou des épisodes issus de sa mémoire et invitent le spectateur à effectuer son propre parcours mental.

L’œuvre graphique
Si la production graphique de Télémaque est à considérer avec autant de sérieux que sa peinture, c’est d’abord parce qu’elle n’est pas – contrairement au statut que lui accordent de nombreux artistes contemporains – un ensemble de simples reproductions. Ses estampes constituent des œuvres à part entière : loin de reprendre tout ou partie d’une toile antérieure, elles supposent une composition spécifique.
C’est en ce sens qu’elles sont bien « originales », même si leur tirage s’effectue avec l’aide de techniciens qualifiés, auxquels Télémaque ne se prive pas de rendre volontiers hommage : il doit sa connaissance des possibilités de la sérigraphie à Arcay et à l’expérimentateur forcené qu’est, en son atelier strasbourgeois, Antoine Graff.
L’autonomie des projets graphiques ne pouvait pas être sans conséquences sur les autres démarches du peintre. Ainsi, entre l’œuvre graphique et la production picturale (où abondent par périodes les collages) s’établit un va-et-vient, une dialectique au terme de laquelle la surface acrylique se trouve complexifiée à l’exemple des couleurs superposées dans les estampes, tandis que le dessin tient de part et d’autre un rôle de plus en plus important.
Pour Hervé Télémaque, ce qu’apporte aujourd’hui le travail graphique c’est le plaisir de la modulation, le jeu ouvert entre le modèle (la maquette) et la copie (le tirage). D’où son goût pour les différents papiers, mais aussi pour des interventions, par le collage et la couleur, sur les exemplaires d’un tirage qui, à partir d’un fond constant, génère des travaux uniques appartenant à un même ensemble.
La sérigraphie proposée aux Amis du Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg est une suite à partir des reliefs de Jean Arp, figure emblématique de l’art moderne à Strasbourg.

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