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Du 14 avril au 19 septembre 2010
Au Musée de la Poste
34, Boulevard de Vaugirard
75015 PARIS
INFORMATIONS : Tél : 01 42 79 24 24 Site: www.ladressemuseedelaposte.fr
Le dialogue fécond entre une grande figure du surréalisme et les artistes du XXe siècle
L’exposition présente les peintures, dessins, collages et sculptures de plus de quarante artistes sur lesquels Aragon a expressément écrit : de Signac à Pirosmani, de Matisse à Picasso, en passant par Marquet, Chagall, Klee et de plus jeunes artistes tels Titus-Carmel, Le Yaouanc, et Moninot, encouragés par Aragon dès leur première exposition. Les œuvres sont illustrées par les réflexions les plus percutantes de l’écrivain, et accompagnées de livres et de documents de l’époque. Après Philippe Soupault consacré en 1989 par la ville de Montreuil, André Breton en 1991 par le Centre Georges Pompidou, c’est aujourd’hui l’heure du troisième mousquetaire du surréalisme, Louis Aragon.
Il approfondira ces concepts en 1935 dans son ouvrage Pour un réalisme socialiste. Dès lors, il se fait le défenseur d’artistes comme Taslitzky, Fougeron (quand il ne lui reproche pas de faire fausse route), et d’artistes soviétiques. Ce qui ne l’empêche pas simultanément d’écrire des articles sur Pirosmani, Signac, Matisse, Picasso, Léger, Chagall, Miró, Ernst, Masson, Malkine, Hoffmeister, Giacometti, Grüber, Buffet, Kolar, Fassianos… pour des catalogues ou des journaux, principalement Les Lettres françaises, hebdomadaire littéraire dont il assure la direction de 1953 à 1972, épaulé par Pierre Daix, rédacteur en chef, et qui seront repris dans Aragon, Ecrits sur l’art moderne (1981). Enfin, en 1970, il consacre un essai remarqué à son ami Matisse, rencontré trente ans plus tôt. A côté de ses écrits, Aragon se montre aussi un fin collectionneur : il possède des Braque, Masson, Arp, Hoffmeister, jusqu’à la célèbre Joconde à moustache (L.H.O.O.Q.) de Marcel Duchamp, dont il fera don au PCF en 1979.
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